Outils

La famille des alènes : Un des outils de base de la maroquinerie. C’est une pointe en acier emmanchée sur un bois.
Sert à pointer (faire un trou), à appliquer de la teinture sur les tranches, à dénouer des nœuds, à tracer des lignes sur le cuir….. à toutes sortes de choses ! C’est un « incontournable »
sert à la couture sellier. Sa forme en losange permet de faire de jolis trous dans le cuir et guider les fils en d’élégantes diagonales qui sont la beauté de la couture main.
« L’indispensable » ou cutter, les deux servent à la même chose.
« L’indispensable » (Vergez-Blanchard) : C’est un fourreau de laiton muni d’une lame de 5mm de largeur qu’il faut aiguiser souvent.
Le cutter : Composé d’un manche et d’une lame interchangeable. Il en existe de différentes sortes. Il est préférable de prendre un manche fin.
Là, il y a deux écoles, « indispensable » vs cutter …. Et les arguments sont impératifs …. Mais je me garderai bien de trancher !
Très affutée en son bout en biseau, elle permet de parer les pièces, c’est-à-dire d’affiner le bord des cuirs en taillant une petite bande dans l’épaisseur. Le geste n’est pas très « intuitif », mais pourtant très efficace une fois qu’on le possède un peu. Pour droitier et pour gaucher à l’atelier, chacun le sien !
En bois, elle ressemble à une pince à épiler géante ! On la bloque entre ses jambes pour tenir les pièces de cuir. On a ainsi les 2 mains libres - ce qui n’est pas de trop ! - pour la couture sellier. Cet outil nous reconnecte directement à la tradition d’un geste professionnel ancestral. Chacun peut alors ressentir la joie d’être relié à tous ces ouvriers qui nous ont transmis l’outil et le geste.
La molette (rondelle à dent sur la photo) trace sur le cuir des repères pour la couture sellier (petites diagonales en pointillé). Il existe différents écartements des dents en fonction de la longueur du point voulue, l’épaisseur du fil, celle du cuir, etc. Les mesures 7,8,9,10… correspondent au nombre de points pour une longueur d’un pouce (25,4mm).
Même usage que les molettes. On frappe sur le manche à l’aide d’un maillet et les dents marquent le cuir aux points de couture. Peut être utilisée en « défonce », c’est-à-dire quand le cuir est traversé de part en part.
Ce sont des embouts métalliques que l’on fait chauffer sur un poste à fileter et que l’on applique sur le cuir afin de le marquer. L’embout est sélectionné en fonction du résultat souhaité.
Filet simple : : (à gauche sur la photo) réalise un trait sur le cuir. Le plus souvent il est utilisé pour lisser la teinture sur les tranches.
Filet double: (à droite sur la photo) Possédant une gorge, il sert à marquer une ligne en creux (un filet) sur le cuir au bord des tranches pour une belle finition.
Comme un marteau ordinaire avec une tête en acier poli et un manche en bois…. La particularité tient à la « table » ronde (côté de la tête avec laquelle on frappe) et non pas plane….. Il sert la plupart du temps à marteler les coutures. L’arrondi de sa tête préserve les cuirs des rayures intempestives alors qu’on a déjà accumulé pas mal d’heures de travail à ce moment des opérations et qu’il serait vraiment dommage de tout gâcher !
Et tous les autres... réglet, compas à pointes sèches, pince parapluie, lissette, maillet, aiguilles rondes, marbre, planche à polir, emporte-pièces, règle à remborder...